L'histoire de la photo :

La chambre noire :


Camera obscura
À la Renaissance, les peintres italiens commencent à découvrir les lois de la perspective. Pour simplifier le tracé de leurs paysages, ils utilisent deux appareils optiques, la chambre claire et la chambre noire qui leurs permettent de projeter sur une surface plane une image d'un paysage ou d'un objet.

Cette technique était déjà connue par Aristote, par le savant arabe Ibn Al-Haytham et par Léonard de Vinci. On peut la considérer comme l'ancêtre des appareils photographiques. Elle est constituée d'une boîte fermée, étanche à la lumière, dont une des faces est percée d'un tout petit trou, le sténopé. L'image inversée d'un objet éclairé placé à l'extérieur devant le trou se forme sur la paroi opposée.

Elle fut employée par de nombreux artistes, dont Giambattista della Porta, Vermeer, Guardi et Giovanni Antonio Canal, qui l'utilisa notamment pour mettre en perspective ses célèbres paysages des canaux de Venise.

A la fin du 18eme siècle Jacques Charles, parvint à figer, de façon fugitive, une silhouette obtenue par le procédé de la chambre noire sur du papier imbibé de chlorure d'argent et de sulfate de cuivre. Thomas Wedgwood fit des expériences analogues avec le nitrate d'argent. De son côté John Herschel en 1819 décrit les propriétés de l'hyposulfite de sodium qui deviendra le fixateur.


La première photographie :


Niepce_1826
Un inventeur français, Joseph Nicéphore Niépce, associe ces trois procédés pour fixer des images (de qualité moyenne) sur des plaques d'étain recouvertes de bitume de Judée. Ce goudron naturel possède la propriété de durcir à la lumière. La première photographie, réalisée en 1826, représente une partie de sa propriété en Saône-et-Loire.







Le daguerréotype :


Première photographie
La date officielle de l'invention de la photographie est 1839, date à laquelle Arago présente à l'Académie des sciences l'« invention » de Daguerre, le daguerréotype, qui est en fait une amélioration de celle de Niépce. L'État français l'acquiert contre une rente viagère annuelle à Daguerre et à Isidore, le fils de Joseph Nicéphore Niépce. Ensuite, l'Etat français en fit « don au monde ».


L'invention du négatif :


William Henry Fox Talbot
William Henry Fox Talbot (1800-1877) mène des recherches parallèles à celles de Niépce et Daguerre à partir de 1833. En 1840, il invente le « calotype » ou négatif, procédé négatif-positif qui permet la diffusion multiple des images.

Charles Cros et Louis Ducos du Hauron présentent, en 1869, à l'académie des sciences, le principe de la photographie en couleurs indirecte en trichromie soustractive, nécessitant l'exposition de 3 images correspondant aux trois couleurs primaires. Ce procédé sera utilisé à grande échelle par Prokudin-Gorskii entre 1900 et 1918.


La photographie couleur :


Le premier procédé véritablement pratique de photographie en couleur est l’« autochrome ». Il a été inventé par les frères Louis et Auguste Lumière en 1903 et commercialisé à partir de 1907. L'utilisation est simple (une seule image) mais la sensibilité très faible oblige à des poses de quelques secondes et le format des plaques 9 × 12 impose des appareils imposants.

Il faudra attendre 1935 avec l'entrée en production de l'Agfacolor puis du Kodachrome pour que la photographie en couleur se répande avec des appareils compacts faciles à transporter (pellicule souple) mais toujours limitée à des diapositives. Les amateurs devront attendre l'Ektachrome vers 1946 pour disposer d'un traitement abordable bien que délicat.


Le Polaroïd :


Premièr polaroid
Vers 1948, le docteur Edwin H. Land met au point le premier appareil à développement instantané, le Polaroïd. En 1962, il adapte ce procédé à la couleur. Les premières versions du polaroïd comportaient un internégatif. Dans les années 1980 on améliore la technique pour se passer de l'internégatif et obtenir un véritable positif direct.

Tous les procédés photographiques sur péllicule argentique ne sont que des perfectionnements de ces inventions, soit du matériel de prises de vue, soit des surfaces sensibles.

Canon
A la fin du 20e siècle, la photographie rentre dans l'ère numérique et de nombreux constructeurs Japonais commence à fabriquer et commercialiser différents types d'appareils photos numériques compact. Ces appareils capte la lumière par des capteurs CCD ou CMOS sur un support électronique. L'information est ensuite convertit numériquement puis enregistré sur une carte mémoire.

Canon
La technique argentique tend à disparaitre. Elle subsiste encore sous forme d'expression "artistique" pratiquée par quelques rares amateurs.





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